vendredi 29 juin 2012

[Compte-rendu de lecture] Ignition City – W. Ellis & G. Pagliarani


Ignition City – Warren Ellis & Gianluca Pagliarani


Scénariste : Warren Ellis
Dessinateur : Gianluca Pagliarani
Éditeur : Glénat
Collection: Comics
Format : 173 x 265 mm
144 pages
Façonnage: Cartonné
EAN/ISBN : 9782723488297
Prix: 14.95€

1956. Une attaque Martienne a interrompu la Seconde Guerre mondiale, et le monde a changé. Apportant leur technologie, les aliens ont rendu possibles les voyages dans l'espace. Des bases spatiales se sont développées un peu partout. La plus importante d'entre elles s'appelle Ignition City, la porte des étoiles. C'est un spatioport cosmopolite et malfamé qui porte bien son nom, car une simple étincelle pourrait embraser cet endroit où gravitent des gens peu fréquentables… Mary Raven, la fille du légendaire pilote Rock Raven, débarque à Ignition City pour découvrir les raisons de la disparition de son père. Dans les affaires de celui-ci, la jeune femme met au jour un journal de bord qui va lui révéler bien des secrets - et commencer à lui attirer des ennuis. Car à Ignition City, on n'aime pas les questions, et encore moins les réponses. Mais Mary n'est pas du genre à se laisser faire…
Ignition City est une uchronie steampunk magnifiquement illustrée par Gianluca Pagliarani, qui marie l'univers de Jules Verne et l'un des thèmes récurrent de Warren Ellis, la conquête spatiale. Un western spatial d'une intelligence rare et d'une tension palpable.

Du scénariste à succès Warren Ellis, je ne connaissais qu'une partie de son passage sur la série Hellblazer, mais aussi surtout la série Transmetropolitan (les deux chez DC Comics/Vertigo), chef d’œuvre politiquement incorrect qui brillait plus par son ton que par son intrigue (ce qui ne l'empêche pas d'être une de mes BD préférées). Dans un genre complètement différent, cette mini-série (je ne crois pas qu'il y ait de suite de prévue, bien que l'éditeur français sur son site précise qu'il s'agit d'un tome 1) propose un western steam-punk uchronique.
Et finalement on peut s'arrêter à ça : « western steam-punk uchronique », si cette simple étiquette vous branche, cette BD est parfaite pour vous. Le scénariste a regroupé ici tous les points forts de ces différents genres qu'il a mêlé : tension et coup de feux, le tout articulé autour d'une héroïne « qui n'a pas froid aux yeux » (comme le veut la formule consacrée et galvaudée). Le tout porté par un dessin de Gianluca Pagliarani qui allie des paysages détaillés et des personnages simples, au profit de la clarté de l'action. Car une chose est sûr, la quatrième de couverture ne ment pas sur la marchandise, tout comme la couverture est fidèle au reste des dessins.

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